Les actualités en provenance de la TROCFL, de ses membres et de ses partenaires.

Le petit messager de la TROCFL – mai 2017

Bonjour les OCFL ! Voici les dernières informations de votre regoupement :

  • Retour sur la journée de rassemblement annuelle
  • Formation à venir sur la planification stratégique
  • Rencontre élargie du comité d’administration avec Mme Martine Courtois, directrice du programme jeunesse au CISSS de Lanaudière
  • Départ de Véronique Potvin et nouvelle chargée de projet

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Documents d’appropriation de la recherche évaluative par les OCFL

Le présent document a été rédigé en avril 2017 par la Table régionale des organismes communautaires Famille de Lanaudière dans le cadre d’une démarche d’appropriation de la recherche évaluative réalisée entre 2014 et 2016 en collaboration avec l’équipe de surveillance, recherche et évaluation de la Direction de la santé publique, CISSS de Lanaudière.

L’objectif de cette démarche est de faire reconnaître l’expertise, la crédibilité et l’importance des organismes communautaires Famille (OCF) pour les familles.

Il vise à présenter les grandes lignes des constats obtenus grâce à cette recherche évaluative sur les effets observés auprès des familles qui fréquentent un OCFL. Ces résultats font suite à différentes consultations auprès des parents, des équipes de travail et des partenaires des milieux communautaires, institutionnels et municipaux. Tous les propos contenus dans ce document se réfèrent aux résultats obtenus et ont été validés auprès des travailleuses et travailleurs des OCFL lors du rassemblement annuel des OCFL le 29 avril 2016.

Ces constats sont présentés selon les 6 principales catégories suivantes :

  1. Maison de Famille : milieux de vie
  2. Alimentation saine
  3. Hygiène de vie, activité physique, détente
  4. Développement de l’enfant
  5. Enrichissement de l’expérience parentale
  6. Soutien aux parents

Afin de fournir un support visuel pour vos présentations de la recherche, un Power Point a aussi été réalisé.

Télécharger gratuitement en cliquant sur les liens ci-dessous :

Document d’appropriation synthèse de la recherche

Présentation Power Point

Un bonbon électoral de 20 millions ?

JEUDI 11 OCTOBRE 2016,
TABLE RÉGIONALE DES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES DE LANAUDIÈRE
Comment privatiser les services sociaux québécois avec les félicitations de la population?
C’est pourtant simple! Prendre une fondation privée avec un nom bien connu du public, comme par exemple la Fondation du Docteur Julien et lui offrir 20 millions de dollars sur 4 ans pour développer ses centres de pédiatrie sociale.

Voilà! Les applaudissements fusent de toutes parts!

Il suffit de lire quelques articles et surtout de contempler les tribunes libres pour constater toute l’admiration des citoyennes et des citoyens face à cet « engagement social » de la part du gouvernement québécois. Et par malheur, si quelqu’un ose remettre en question ce choix, il est rapidement classé dans la catégorie ‘petit québécois de gauche’! Nous ne pouvons le nier, cette cible gouvernementale est parfaite : un docteur dédié à une cause sociale, des enfants au cœur des actions, des approches basées sur des recherches scientifiques, la sympathie des médias et de la population. Comment faire mieux? Surtout en période d’austérité, oups! De rigueur budgétaire.
Comprenez-moi bien, loin de moi l’idée de faire le procès de la Fondation du Docteur Julien et de ses réalisations. Cette nouvelle n’est que la goutte qui fait déborder le vase pour démontrer à quel point le gouvernement peut si facilement déléguer ses responsabilités sociales à des fondations privées pour ensuite se targuer d’agir au niveau de la pauvreté, de la prévention, de la réussite éducative ou encore de la santé des citoyennes et des citoyens.
Avons-nous déjà oublié les partenariats entre le gouvernement et la Fondation Lucie et André Chagnon?
Bien que plusieurs de ces ententes se concluent, les tentacules de cette fondation sont si longues qu’elles s’immiscent déjà dans plusieurs réflexions sur le développement social, et ce, partout au Québec.
Gardons en tête que la sortie prochaine du nouveau plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ne sera sans doute pas ignoré par les fondations. Voulons-nous que des fondations privées en soient les maîtres d’œuvre? Que la pauvreté soit gérée comme une entreprise en ciblant des zones précises au détriment de d’autres, en visant des approches qui excluent toute l’expertise développée par des milliers d’organismes communautaires autonomes québécois, c’est-à-dire en ayant des cibles à atteindre qui permettent d’identifier les bons ou les mauvais pauvres?
Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je paie mes impôts, je suis prête à les assumer sans me plaindre, si les choix de société que nous avons faits sont respectés. Je pense entre autres aux principes d’accessibilité et d’universalité. Je pense au filet social dont nous avons voulu nous doter et que nous devons protéger en tant que société québécoise. Ces choix sociaux sont basés sur notre démocratie et surtout une démocratie citoyenne. Dans les dernières années nous avons vu filer un bon nombre de structures démocratiques.

Et maintenant, je vois mon argent, l’argent des contribuables, nous filer entre les mains pour aboutir dans celles de fondations privées où quelques hautes têtes dirigeantes vont dicter leurs orientations ciblées, à mille lieux des principes d’universalité, d’égalité ou d’équité.

En prime, j’entendrai le gouvernement prendre le mérite pour ces partenariats publics-privés qui privatisent notre filet social et qui le dégage de ses responsabilités.
Savez-vous qu’au Québec il y a plus de 4000 espaces démocratiques qui appartiennent à la population?
Ces espaces, ce sont nos 4000 organismes communautaires autonomes qui rejoignent et aident plus de 2 millions de québécoises et de québécois sur une base annuelle. Eux, ils sont au cœur même de leur communauté et sont les mieux placés pour voir et comprendre l’évolution des besoins. Eux, ils ont bâti leur expertise, ils ont développé des liens de confiance avec les citoyennes et les citoyens mais aussi avec une multitude de collaborateurs et partenaires et ce, depuis des décennies. Au quotidien, ils permettent aux individus de reprendre du pouvoir sur leur vie, de comprendre leurs droits, de les défendre, de prendre leur place dans la société.
Il faudrait m’expliquer alors pourquoi le gouvernement est prêt à sortir de l’argent des coffres de l’état pour financer des fondations privées qui visent les mêmes personnes rejointes par ces 4000 organismes plutôt que d’octroyer un financement adéquat à ces organismes pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle de transformation sociale.
Au lieu de ça, on utilisera les organismes communautaires autonomes pour créer des projets à court terme afin d’atteindre les cibles des Chagnon, Julien et autres grands noms de cet univers restreint du philanthro-capitalisme ! Ah oui j’oubliais : dans deux ans nous aurons des élections provinciales, est-ce que les québécoises et les québécois se souviendront de la gestion inefficiente des fonds publics par M. Couillard ou de ces bonbons distribués à la volée?
Lettre d’opinion – Éditorial du Concerto.
Article publié dans le Concerto volume 22, numéro 1, Maya Fernet, Agente de liaison, TROCL

Centres de pédiatrie sociale : 20 millions $ Organismes communautaires Famille : 0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Publication immédiate

 

Montréal, le 12 octobre 2016 – Le 4 octobre dernier, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, réitérait l’octroi de 20 millions $ à la Fondation du Dr Julien, pour le financement des centres de pédiatrie sociale. À terme, ce sont 5 millions $ par année qui seront versés d’ici 2020 pour financer la quarantaine de centres déjà existants un peu partout dans la province et en implanter de nouveaux.  Or, la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées, le Regroupement des organismes communautaires Famille de Montréal et la Table régionale des organismes communautaires Famille de Lanaudière du Québec déplorent qu’on fasse encore une fois le choix d’investir dans le développement de nouvelles ressources plutôt que de soutenir les organismes communautaires Famille qui font déjà un immense travail sur le terrain.

 

C’est donc avec colère que de nombreux groupes Famille bien implantés dans leur communauté ont accueilli cette annonce. Le Québec compte déjà un réseau d’organismes communautaires Famille riche d’une solide expérience terrain et qui, depuis plus de 30 ans, a fait ses preuves.  Avec une moyenne de financement annuel de 65 000 $, ces organismes communautaires doivent répondre aux besoins de plus en plus complexes des familles qui les fréquentent. À ce titre, ils auraient eu grandement besoin des sommes octroyées aujourd’hui aux centres de pédiatrie sociale qui viennent dédoubler le travail qui se fait déjà auprès de ces familles. Le choix alors d’investir dans de nouvelles structures, et par le fait même dans une fondation privée, paraît plus que discutable.

 

Comme le mentionnait le ministre Proulx, grâce à l’implantation des nouvelles centres de pédiatrie sociale, on compte atteindre plus de 20 000 enfants « en situation de grande vulnérabilité » afin de leur offrir « un meilleur départ dans la vie ». Or, n’est-il pas paradoxal que  ce même gouvernement continue de multiplier des mesures d’austérités qui, de l’avis même de la Protectrice du citoyen, nuisent en premier lieu aux plus vulnérables ?

 

Tant qu’on acceptera que des milliers de familles québécoises ne bénéficient pas de revenus suffisants pour couvrir leurs besoins de base, une partie des enfants continueront à être laissés pour compte. On aura beau multiplier les interventions auprès des enfants dits « vulnérables », si on ne questionne pas les inégalités sociales et les causes systémiques qui en sont à l’origine, on aura rien réglé ! Lutter contre la pauvreté des familles et des organismes communautaires qui les accueillent est une avenue désormais incontournable !

 

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Signataires :

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Regroupement des organismes communautaires Famille de Montréal

Table régionale des organismes communautaires Famille de Lanaudière

 

SOURCE : Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Renseignements : Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ, cel. (514) 710-6661